« Je ne cherche pas des images. Je reconnais des moments. »
Depuis 2007, je développe une pratique photographique où l'image agit comme un espace de perception, entre apparition et retrait. Mon travail s'ancre dans une attention lente, au végétal, aux surfaces, aux traces du temps.
Repérée au Salon de Montrouge et dans le cadre des Jeunes Créations Européennes, je poursuis aujourd'hui une recherche nourrie par deux séjours au Japon (2024–2025) et par des collaborations en réalité virtuelle.
Une pratique du seuil
Recevoir, plutôt que composer
La photographie m'a appris à attendre. Pas à composer, à recevoir. Je ne construis pas des images: j'accueille des rencontres. Un détail, une lumière, une présence. Photographier devient un geste de réception, une évidence silencieuse qui précède toute intention.
L'image comme seuil
Je ne considère pas l'image comme une finalité, mais comme un seuil, un espace où le réel commence à se déplacer. Mon travail s'étend parfois à l'installation ou à la réalité augmentée, lorsque l'image semble contenir une autre strate. Il ne s'agit jamais d'ajouter, mais de révéler ce qui reste latent.
Créer des conditions de perception
Je n'élabore pas de discours. Je construis des conditions d'attention. Ralentir le regard, suspendre l'interprétation, laisser émerger une expérience. L'image n'a pas à être comprise, elle agit, ou non.
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